Atelier Ruelle, façons de penser et d’agir
Penser l’assemblage des matières vivantes de la Ville.
Agir dans le mouvement des aspirations sociales et environnementales.
La qualité et le plaisir des contacts, physiques et mentaux, comme préoccupation constante :
- les perceptions immédiates
- l’invitation à la Promenade (1)
Le travail sur les sols comme matrice essentielle :
- les usages,
- les mouvements, multiples,
- un espace commun qui nous concerne tous, dont on peut discuter,
- le lieu de l’assemblage du construit,
- le végétal, le vivant.
Et sans cesse marteler que l’on agit sur des lieux de vie.
Sans substance quand ils sont juste accolés, mais faisant ville ou quartier quand ils dialoguent les uns avec les autres, profondément imbriqués, autant physiquement que par les valeurs immatérielles qui les associent.
(1) Promenade : action de marcher ou de se déplacer librement, pour son plaisir, avec ou sans but. De l’ancien français « pourmener » : mener ça et là.
Atelier Ruelle, l’esprit d’une Fabrique :
- En commun, en interne, nous mélangeons les métiers, en nous transmettant nos expériences, nos connaissances, nos solutions … en les partageant et les enrichissant au fil de nos missions.
- En commun, avec les acteurs et actrices du projet, sans dogmatisme ni parti-pris ou présupposé de concepteur… avec patience, dans l’écoute constante et la co-construction avec l’ensemble des usagers, des partenaires techniques et des maîtrises d’ouvrage.
- En mettant la main à l’ouvrage. De façon concrète par la création d’une pépinière dans le parc de Marcillé (parc agricole du XIXe siècle de 60 ha) que nous associons à l’économie agricole et à la gestion forestière. A Marcillé, nous nous confrontons au végétal, au cycle du vivant aussi, par un travail manuel qui trouve sa place dans un processus qui n’est pas qu’intellectuel.
- En transformant le « Sol de la ville ». Le Rez de Ville, le Rez de Vie qui se déploie avec le volume du Piéton. Cet espace où, entre espace public et architecture des lots bâtis, l’Atelier Ruelle prolonge son métier d’urbaniste prescripteur.
Pour aller encore plus loin, l’Atelier est investisseur dans une Foncière des rez-de-chaussée, Base Commune. Partie prenante dans la Fabrication concrète de rez-de-chaussées abordables au bénéfice d’activités de l’Économie Sociale et Solidaire, l’Atelier en comprend les conditions d’implantation, la nature des activités, la réalité de leur pérennité.
Et Atelier car nous éprouvons le besoin de sentir, vérifier, expérimenter et modifier si nécessaire.
Les Associés
L'Équipe
Le Parc de Marcillé
La prise en compte de la place du végétal et plus généralement du vivant dans les projets oriente nos démarches. L’attention au patrimoine arboré, à la biodiversité, à la gestion de l’eau, au choix d’essences adaptées comme aux conditions géographiques du site, est une évidence pour répondre aux enjeux contemporains du changement climatique, de bien-être et de santé dans une environnement urbain.
Cette conviction s’appuie aussi, au-delà de l’expérimentation concrète dans les projets urbains, sur une aventure singulière : la restauration et la gestion du parc de Marcillé, parc agricole du XIXe siècle.
Le site est constitué d’une soixantaine d’hectares de boisements plurispécifiques, un patrimoine historique fait de vallons et de pièces d’eau, des composantes de la biodiversité en limite de l’agglomération angevine.
Ce Parc incarne une économie créative dans sa capacité à entremêler activités agricoles et activités liées à la ville :
– des prairies fauchées réservées à l’élevage des bovins,
– l’entretien des boisements en gestion forestière avec l’exploitation mesurée de bois de chauffage et de charpente,
– des emplois tertiaire et des logements dans un parc habité,
– la réalisation d’une pépinière d’arbres remarquables.
Sa gestion se fait avec une économie de moyens : régulation de l’ensemble du cycle de l’eau pour répondre aux besoins hydriques de la pépinière ; restauration des bâtiments à partir du réemploi de matériaux disponibles sur site (vieilles pierres, bois de charpente)… Marcillé fait ainsi partie intégrante de la démarche de l’atelier.